Développer son mental au tennis: Tennis mental gagnant

En tennis le mental est un aspect incontournable pour qui souhaite élever son niveau de jeu afin de gagner des tournois. Développer son mental au tennis ?

Le mental au tennis est clé du succès: Tennis mental gagnant

L’entrainement mental en tennis n’est pas encore une pratique répandue comme l’entrainement technique, physique et tactique. La raison se trouve probablement dans l’adage de Schopenhauer. Toute grande vérité passe par trois phases :

1. Elle est d’abord ridiculisée
2. Puis violemment combattue
3. Enfin acceptée comme une évidence

Comme dans tous les sports la dimension du tennis s’exprime à travers quatre paramètres : technique, physique, tactique et mental dans l’ordre le plus souvent exprimé. La majorité des écoles et enseignements repose effectivement sur ce modèle de formation orienté exclusivement sur le développement des trois premières capacités à travers la répétition d’exercices visant à l’acquisition d’automatismes corporels. Cela est nécessaire mais devient inutile, et ce malgré tout le talent que l’on possède, car le corps est impuissant lorsqu’on ne maitrise pas ce « qui se passe dans sa tête ». En effet le mental maitrise le corps par le biais des émotions et les gagnants l’on parfaitement assimilé…

"C’est parce qu’il a le mental qu’il a le reste". Guy Forget sur canal , évoquant Raphaël Nadal lors de la finale du Masters en novembre 2012.

Il est aujourd’hui reconnu qu’avec l’entrainement, un joueur techniquement banal peut la développer, de même qu’un joueur doté d’un physique quelconque peut devenir un athlète. Il en est de même pour le mental. Un entrainement spécifique et adapté peut renforcer votre force mentale !

L'exemple des gagnants

Quoi que vous fassiez dans la vie cela prend naissance dans le cerveau et le tennis n’échappe pas à cette règle. Chacun de vos coups dépend de l’utilisation que vous faites de cet organe.

"La frappe sans le cerveau cela ne sert à rien". Guy Forget sur canal , lors de la finale du Masters en novembre 2012.

Dans la grande majorité des cas, les meilleurs, ceci à tous les niveaux de pratique, se transforment en gagnants lorsqu’ils ont assimilés l’importance du mental pour la réussite et le succès ; ils s’entrainent également à développer leurs capacités psychologique et émotionnelle.

"Dans le jeu mental, caché du public que nous jouions ensemble […] mes émotions avaient largement pris le pas sur ma raison". Raphaël Nadal dans son livre Rafa, évoquant la finale de Wimbledon 2008 contre Roger Federer.

"Là ou il peut m’aider le plus c’est dans l’approche mentale. Il y a un palier mental que je dois encore franchir". Novak Djokovic justifiant la présence de Boris Becker à ses côtés dans lequipe.fr, février 2014.

"Il remplit un rôle avant tout mental et à permis à Stan d’avoir un simple déclic". Le magazine GrandChelem évoquant l’apport de Magnus Norman à Stanislas Wawrinka dans sa quête victorieuse à Melbourne 2014.

"Vous ne vous rendez peut-être pas compte mais mentalement j’ai travaillée très dur pour cette victoire". Li Na était particulièrement fière d’avoir su répondre mentalement présente en finale face à Dominika Cibulkova, écrit lequipe.fr, janvier 2014.

Le but suprême de ce travail est d’apprendre à être prêt à jouer son meilleur tennis, ce que l’on nomme « être dans la zone », quand on le veut et quand la situation l’exige. Un gagnant c’est celui qui peut faire cela aussi bien pour des matchs loisirs, en tournoi de club, en interclub, en future, en challenger, en ITF, en WTA, en master comme en grand chelem…

Voici deux extraits qui illustrent l'intérêt de ce travail avec le gagnant de l'US Open 2014 :

"Le Tchèque (Thomas Berdych) laissait fondre son avance contre un adversaire décidement "dans la zone." et "Quel que soit la tactique de Federer, Cilic a eu la parade. Il était "in the zone" comme aurait dit Marion Bartoli. Injouable." Lequipe.fr, septembre 2014.

Le cerveau et la performance

tennis en mental

Les recherches les plus récentes en neurosciences démontrent que la constitution générale du cerveau diffère peu entre les êtres-humains. Ce qui différencie chacun d’entre nous est « la plasticité cérébrale » de notre cerveau caractéristique du développement de nos capacités mentales et physiques. La plasticité cérébrale est une terminologie qui désigne les mécanismes par lesquels le cerveau est capable de se modifier, de se transformer par l’expérience. Le cerveau est donc un organe malléable, dynamique, en perpétuelle reconfiguration. Ce refaçonnage est directement lié à la capacité d’accepter les idées nouvelles, l’ouverture d’esprit ou, pour employer un terme d’actualité : la flexibilité. Cette dernière est synonyme de capacité d’adaptation devant les changements, tels ceux incessants que nous subissons au cours d’un match.

Si vous souhaitez progresser et élever votre niveau de performance régulièrement et durablement, devenir un compétiteur fort mentalement, cela est possible et valable pour tout le monde. Plus vous commencez jeune plus les possibilités d'atteindre les sommets augmentent...

"Gasquet doit travailler l’endurance mentale". Sergi Bruguera, lequipe.fr, décembre 2013.