Coaching mental et sport encore trop d’aprioris

Au tennis comme dans tous les sports incorporer un coach préparateur mental à son entrainement se démocratise mais le chemin est encore long.

Osez le travail mental

"Au tennis, la victoire ne se joue pas entre les deux lignes du court mais entre les deux oreilles du joueur". Novak Djokovictravail coach mental

"Un problème créé ne peut être résolu en réfléchissant de la même manière qu’il a été créé". Albert Einstein

Les plus grands freins, les principales limites au travail mental et émotionnel reposent sur certains à-priori, des préjugés, des malentendus, certaines idées reçues. Voici les plus fréquents :

1. Je n’ai pas de problème, je ne suis pas fou

C’est l’apriori inconscient fait par le plus grand nombre ! Qui dit mental, sous-entend psychologie, sous-entend problème sous-entend folie. Si je vais voir quelqu’un pour s’occuper de ma tête, c’est que je ne vais pas bien, c’est que je suis fou… Rassurez-vous la réponse plus que probable est non !

"C’était à l’INSEP en 2005. D’emblée, je lui ai dit que je n’étais pas fou. Elle s’est marrée. Puis elle m’a expliqué la différence entre psychiatrie et psychologie. On a causé, une relation de confiance est née. Aujourd’hui lorsque j’entends certains me dire qu’ils n’iront jamais voir ce genre de spécialiste, qu’ils n’ont aucun problème, je me dis qu’ils n’ont rien compris". Teddy Riner

"Si tu fais ce que tu as toujours fait, tu obtiendras ce que tu as toujours obtenu". Tony Robbins

2. Je n’ai pas besoin d’aide

On a très souvent besoin d’aide ! La preuve vous avez bien un entraineur « technique ». Les meilleurs l’ont compris. Ils assument « d’avoir besoin d’une aide », d’un soutien, d’un accompagnement par un spécialiste. Pour le savoir, il faut être capable de se confronter à un à-priori, celui de paraitre « faible » aux yeux des autres. Cela peut paraitre un aveu de faiblesse alors que l’on cherche à être le plus fort… Avez-vous le sentiment de progresser constamment, d’obtenir les résultats que vous attendez ?

"Aujourd’hui je travaille avec quelqu’un pendant un certain nombre de mois". Andy Murray

"Le gagnant a souvent une idée pour agir, le perdant a souvent une excuse pour continuer à subir". Anonyme

 3. Je n’y crois pas

C’est votre droit ! Pour espérer améliorer vos ressources mentales, il est primordial de croire qu’il est possible de le faire. La démarche doit être volontaire et émaner de vous-même… Avez-vous essayé ?

"Dans le passé j’étais plutôt réticent mais finalement avec le temps cela fonctionne bien. Quand on vient à la psychologie cela doit venir du joueur". Andy Murray

"Tout accomplissement commence par le choix d’essayer". Proverbe chinois

4. C’est trop cher

Faites vos calculs ! Combien de fois par semaine et ceci depuis combien de temps, vous entrainez-vous avec la même méthode qui même moins chère, ne vous apporte plus la satisfaction et les résultats escomptés… Etes-vous réellement prêt pour vous confronter à vous-même en tennis ?

"La chose la plus importante dans le sport, c’est le management du cerveau". Sir Jacky Stewart, triple champion du monde de F1

 "Je ne suis pas le produit des circonstances. Je suis le produit de mes décisions". Stephen Covey

5. Je crains qu’on me montre du doigt

Vous accordez trop d’importance à l’image que les autres ont de vous ! Tout le monde subit « la pression », qu’elle soit sportive, professionnelle, sociale… Voulez-vous apprendre à la gérer ?

"La psychologie en sport est une chose passionnante. Sa réussite dépend de la manière dont tu t’engages, comment tu utilises les informations. C’est pour cette raison que c’est passionnant et que cela rend le sport intéressant, de voir comment les sportifs gèrent la pression. Je pense que la psychologie prend une place de plus en plus importante en sport, cela est fascinant et c’est pour cela qu’on l’aime parce que c’est la partie la plus excitante du sport". Chris Hoy sextuple médaillé d’or britannique de cyclisme sur piste

"La force ne provient pas de ce que vous pouvez faire, elle réside dans les choses que vous avez surmontées et que vous ne vous sentiez pas capable de faire". Anonyme

Quelle que soit la ou les raisons, les émotions sous-jacentes au refus d’incorporer un coach mental à sa planification d'entrainement, sont les mêmes que celles qui parasitent les courses et les frappes  lors des points décisifs en match. Comme le dit le dicton ; « qui ne tente rien, n’obtient rien »...

Pour ceux qui se projettent très haut dans la recherche de l’excellence tel un projet de compétiteur professionnel en tennis, vous ne pourrez pas faire « l’économie » d’un travail mental. Plus jeune vous commencez, moins de prise vous laissez à l’installation des freins et des limites, plus vous augmentez vos ressources pour réussir...

Pour ceux qui n’ont pas un tel projet, ceux qui pratiquent la compétition loisir, notez que tout ce qui est valable pour une activité comme le tennis, l’est aussi pour toutes les autres activités de la vie ; scolaire, professionnel, personnel…

Alors préférez-vous continuer à faire « davantage ce qui ne marche pas ou plus », avant de découvrir une nouvelle façon d’aborder le tennis…

Prêt(e)